En parler sur votre lieu de travail
Décider de travailler ou non pendant et après un traitement contre le cancer du sein est un choix personnel. Le travail peut vous apporter une routine, une structure et un sentiment d’identité. Il peut aussi être une distraction par rapport aux rendez-vous médicaux et vous aider à entretenir des liens sociaux. En même temps, travailler pendant le traitement ou reprendre le travail trop tôt peut sembler difficile. Par exemple, la fatigue, les douleurs et les difficultés pour se concentrer peuvent rendre le travail plus difficile.
Les conséquences financières d’un diagnostic peuvent également jouer un rôle important. La nécessité de maintenir un revenu ou des avantages sociaux signifie que certaines personnes ont peu de choix et doivent continuer à travailler pendant leur traitement ou retourner au travail plus tôt qu’elles ne le souhaiteraient.
Au moment du diagnostic
Quand vous recevez votre diagnostic, prenez un moment pour comprendre votre plan thérapeutique avant de prendre des décisions professionnelles. Une fois que vous aurez une idée générale du ou des traitements dont vous aurez besoin et du temps nécessaire pour récupérer, vous pourrez décider comment intégrer le travail dans vos projets.
Vous pourriez choisir de :
- Prendre un congé de maladie
- Continuer à travailler pendant que vous organisez les prochaines étapes
- Travailler avec des heures réduites
Il n’y a pas de « bon » moment. Votre décision dépendra de votre état de santé, de votre situation financière, du type de travail que vous faites et de vos préférences personnelles.
À qui le dire et quoi dire
Vous n’êtes pas obligée de partager votre diagnostic avec vos collègues sauf si vous le souhaitez. Toutefois, si vous avez besoin d’un congé de maladie, d’un horaire réduit ou de mesures d’adaptation, vous devrez en informer certaines personnes.
Vous pouvez choisir d’en parler :
- Aux ressources humaines (RH) : pour vous renseigner sur vos options en matière de congé maladie, les avantages sociaux, les aides liées à l’invalidité et les mesures d’adaptation.
- À votre responsable direct : pour organiser les horaires, adapter la charge de travail ou planifier des congés.
- À un collègue de confiance : si vous êtes proche d’un collègue, cette personne peut vous offrir un soutien émotionnel ou vous aider avec certaines tâches.
Vous n’avez besoin de fournir que les informations nécessaires pour expliquer vos besoins. Par exemple, si vous avez des rendez-vous médicaux ou si vous avez besoin de changements temporaires en raison d’effets secondaires. Vous n’êtes pas obligée de partager les détails de votre diagnostic, sauf si vous choisissez de le faire.
Si votre employeur demande des pièces justificatives, votre équipe soignante pourra vous fournir une note décrivant vos besoins ou vos limitations sans divulguer vos informations médicales privées.
Songez à garder des traces ou à documenter :
- Vos demandes de mesures d’adaptation
- Les courriels ou notes provenant de réunions
- Les ententes concernant la modification des tâches ou des horaires
- Toute situation où vous ne vous êtes pas sentie soutenue ou traitée injustement
Conserver des dossiers écrits facilite le suivi si vos plans changent ou si vous avez besoin de soutien supplémentaire.