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Des experts répondent à vos questions : un cancérologue répond à vos questions sur les interventions chirurgicales en relation avec le cancer du sein

Aujourd’hui, nous vous présentons les questions qui ont été abordées lors d’une session qui a eu lieu en mai 2021, au cours de laquelle le cancérologue Sandeep Sehdev, M.D., FRCPC, a répondu à des questions portant sur les interventions chirurgicales en relation avec le cancer du sein. Vous trouverez entre parenthèses la référence temporelle de chaque question dans la vidéo.

La mastectomie avec conservation de la plaque aréolo-mamelonnaire

La mastectomie avec conservation de la plaque aréolo-mamelonnaire (PAM) est une opération que l’on pratique sur les personnes à qui l’on doit retirer un ou deux seins en guise de traitement curatif ou préventif du cancer du sein. Lors de cette procédure, le chirurgien réalise une petite incision dans le sein afin de pouvoir retirer le tissu glandulaire mammaire qui se trouve sous la peau et le mamelon, et les laisser intacts. La reconstruction mammaire — à l’aide d’un implant ou de tissu naturel — peut se faire lors de la même opération. Cette procédure a pour objectif de concilier la préservation du sein et l’éradication de la tumeur dans le sein.

Ressentez-vous de la douleur et des sensations là où se trouvait jadis votre sein ? Il pourrait s’agir du syndrome du sein fantôme

Certaines patientes atteintes d’un cancer du sein qui ont subi une mastectomie ont rapporté éprouver des sensations, douloureuses ou non, à l’endroit où se situait leur sein avant son ablation. Ce problème de santé, connu sous le nom de syndrome du sein fantôme, apparaît généralement durant l’année suivant la mastectomie. Les sensations qu’il provoque surviennent habituellement sur la poitrine, l’aisselle, la cicatrice de l’intervention chirurgicale et la partie intérieure du bras et elles se manifestent bien plus longtemps que la douleur post-opératoire. La prévalence du syndrome du sein fantôme demeure imprécise en raison d’un manque d’informations. En effet, les patientes ne le déclarent pas toujours parce qu’elles ont l’impression que ce n’est pas très important ou parce qu’elles ont du mal à le décrire. Le syndrome du sein fantôme toucherait entre 4 % et 56 % des patientes. D’autres études soutiennent que la fourchette se situe plutôt entre 10 % et 55 % des femmes.

Demeurer maître de son dossier médical, garder espoir et persévérer

Par Elyse Normandin

Je suis une femme de 43 ans, maman de deux enfants incroyables, en amour depuis 20 ans avec mon merveilleux Martin et professionnelle de recherche dans le domaine de la santé. J’étais, jusqu’en août 2018, considérée comme survivante d’un cancer du sein que j’avais traité du mieux possible, alors que mon garçon n’avait pas encore un an (en 2012), par des traitements de chimiothérapie, de radiothérapie et d’hormonothérapie, par une mastectomie et finalement une reconstruction mammaire.

Réduire le risque de cancers héréditaires du sein et de l’ovaire : le témoignage d’une femme

En octobre 2013, Allegra Kawa, qui habite Edmonton, subit l’ablation chirurgicale de ses deux seins. Elle songe également à la possibilité d’opter pour une hystérectomie et une ovariectomie.

Cette masse palpable

Je pourrais débuter ce texte comme le font toutes les séances de groupe de discussion :

— Bonjour, mon nom est Rébecca, j’ai 37 ans et un cancer du sein.

— Bonjour Rébecca.

Je pourrais. *Soupir*.

Conseils postopératoires de femmes passées par là

En gros, les interventions chirurgicales sont horribles. Votre corps se remet d’un traumatisme majeur. Même si vous aviez l’impression d’être relativement en santé avant l’opération, les lendemains peuvent vous paraître catastrophiques. Nous avons demandé à des femmes de nous fournir des conseils pour rendre la convalescence un peu plus supportable.

Mon magnifique bébé m’a sauvé la vie

Je me rappelle être assise dans la petite salle. J’attendais que le médecin arrive. Je me sentais nerveuse, mais je n’étais pas inquiète. Le docteur entra et me demanda comment j’allais. Je répondis joyeusement, comme je le fais habituellement, que tout allait bien, mais j’ajoutai que « ça dépendait de ce qu’il avait à me dire… ha ! ha ! ha ! » Je riais, mais ma jovialité disparut rapidement lorsque mon médecin s’assit et prononça les mots « c’est mauvais ». Mon cœur s’arrêta. Il dit ensuite : « C’est le cancer ». Mon cœur s’arrêta à nouveau.

Regarder le bon côté des choses

En juin 2015, je déménageai à London en Ontario. Je me remettais d’une période personnelle plutôt émotive et difficile puisque j’avais divorcé en juin 2014. Je quittais Sault Ste. Marie pour me rapprocher de ma fille, de son mari et de leurs très jeunes enfants. Je savais que je verrais les autres membres de ma famille moins souvent. Je laissais derrière moi mes parents, mes deux sœurs, ma fille et son mari, une autre petite-fille et deux beaux-petits-enfants.

La liberté de vivre sans seins

Je m’appelle Alison Thompson et j’ai reçu un diagnostic de cancer du sein il y a cinq ans. Pour vous donner un peu de contexte, ma mère aussi a reçu un diagnostic de cancer du sein il y a une quinzaine d’années. Son cancer était agressif ; il s’est propagé à sa colonne vertébrale et à son cerveau. Elle est décédée environ trois ans après son diagnostic initial.

Trouver la paix après une reconstruction mammaire

J’avais quarante ans. Je dirigeais une entreprise prospère, j’étais à l’aise financièrement et je me sentais prête à m’installer et à fonder une famille. Un diagnostic de cancer du sein bouleversa soudainement mon état de contentement et me força à entamer un parcours marqué par la chimiothérapie, l’immunothérapie, l’hormonothérapie, une mastectomie prophylactique bilatérale et, finalement, une reconstruction mammaire.

Le Guide sur les interventions chirurgicales répond à un besoin criant

Pour Andrea Sveinbjornson de Regina, le nouveau Guide sur les interventions chirurgicales du Réseau canadien du cancer du sein constitue un outil précieux qu’elle aurait aimé avoir en 2016 lorsqu’elle a dû prendre des décisions concernant une chirurgie mammaire.

Vivre avec un cancer inflammatoire du sein

Je découvris une bosse dans mon sein gauche en août 2014. C’est un symptôme inhabituel du cancer inflammatoire du sein (CIS), une forme rare et agressive de la maladie qui provoque un blocage des vaisseaux lymphatiques.

Le Guide des interventions chirurgicales : pour vous aider à comprendre vos options

Nous savons toutes à quel point les opérations font partie intégrante du traitement du cancer du sein. Il s’agit habituellement de la première étape du traitement de la maladie à un stade précoce. Conséquemment, une intervention chirurgicale peut survenir rapidement après le diagnostic. Le moment où vous tentez d’assimiler l’annonce de votre diagnostic se révèle aussi souvent celui où vous prenez certaines des décisions les plus importantes concernant votre traitement et où vous devez apprendre ce nouveau langage compliqué rattaché au cancer.

L’innocence d’un tout-petit et la réalité du cancer

Il s’agissait d’un matin comme les autres. À la maison, j’essayais d’habiller mon garçon et de le faire déjeuner avant d’aller le porter à la garderie. Au moment où j’effectuais plusieurs choses en même temps, y compris me vêtir et veiller à ce que mon fils se brosse les dents, je remarquai qu’il me regardait. Il tentait toujours de comprendre les deux grandes cicatrices sur ma poitrine. Les incisions, encore récentes, guérissent tranquillement et deviennent peu à peu des cicatrices, des cicatrices qui indiquent où mes seins se trouvaient naguère. Maintenant, c’est juste vide. Il se décida finalement à parler. « Quand tes seins repousseront-ils, maman ? », demanda-t-il si innocemment.

Histoire de la lutte contre le cancer du sein

Le cancer du sein est connu depuis l’Antiquité. Pendant la majeure partie de l’histoire de l’humanité, il n’existait aucun traitement efficace. Cependant, au cours des 120 dernières années, les progrès en matière de traitements médicaux et chirurgicaux font en sorte qu’aujourd’hui, 98 pour cent des patientes atteintes d’un cancer du sein localisé survivent au moins cinq ans après leur diagnostic. Le tableau ci-dessous présente de façon chronologique les principaux développements dans le traitement du cancer du sein.

Une femme sur neuf : comment une exposition racontant mon histoire m’a aidée à guérir

J’avais 46 ans lorsque je reçus un diagnostic de cancer du sein multifocal, canalaire, lobulaire et infiltrant de stade 2 et de grade 3. Je découvris moi-même la bosse au terme d’une année au cours de laquelle des kystes s’infectaient constamment dans mon sein. La très grande densité de mes seins expliquait en partie pourquoi le cancer ne put être détecté par les mammographies. Une biopsie confirma le diagnostic. Une mastectomie au sein droit et quatre cycles de chimiothérapie eurent lieu peu de temps après. Six mois plus tard, je choisis de subir une ablation du sein gauche et j’entrepris une reconstruction mammaire.

Surmonter les effets secondaires permanents du cancer du sein

En 2011, Wendie Hayes de Stoney Creek Mountain en Ontario découvrit une bosse dans son sein droit. À 55 ans, elle reçut un diagnostic de cancer métaplasique du sein triple négatif à tumeur phyllode. Ce type de cancer étant rare (moins d’un pour cent des cas), en arriver au bon diagnostic prit un certain temps.

Améliorer votre image corporelle après une mastectomie

Les femmes entretiennent une relation conflictuelle avec leur image corporelle depuis longtemps. Nous pouvons nous percevoir avec un œil tellement critique : trop grosse, trop maigre, vilaine peau, cheveux laids. Chacune n’aime pas ou aimerait changer une partie de son corps. Ajoutez à cela être atteinte d’un cancer du sein et toutes ces angoisses s’en trouvent décuplées.

Vivre consciemment et joyeusement avec le cancer

En 2003, j’étais une mère au foyer active et heureuse en ménage qui vivait à Calgary (en Alberta), la ville qui m’a vue naître et grandir. J’avais 46 ans et j’occupais mes journées en allant m’entraîner au gym, en étant bénévole à l’école et à l’église et en m’occupant de ma famille active. Mon fils avait 13 ans et mes filles étaient âgées de 11 et 8 ans à ce moment. Je me sentais en santé et pas trop stressée.