La Voix Des Canadiennes Atteintes D'un Cancer Du Sein

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Category : Témoignages

Le rire est vraiment le meilleur remède !

Dans la vie, il y a deux façons de réagir dans les pires moments : se laisser abattre ou se battre. Cela ne m’a jamais paru aussi vrai que lorsque j’ai appris que j’avais un cancer du sein. Pour moi, je n’avais pas d’autre choix que de me battre avec le sourire et d’être aussi positive que possible, même si je devais faire semblant. Mes fils me regardaient avec les yeux effrayés et le cœur triste. Ce moment serait l’un des moments décisifs de leur vie et j’étais — et je le suis toujours — déterminée à en faire un moment d’apprentissage : comment faire face à l’adversité et pourquoi le mental peut être déterminant. Des choses que nous devrions tous savoir.

Pourquoi militer pour le dépistage du cancer du sein? Et pourquoi est-ce si important quand on a été ou qu’on est soi-même atteinte d’un cancer du sein?

Si, aujourd’hui, j’écris un article un peu différent, c’est parce qu’octobre est le Mois de la sensibilisation au cancer du sein. Cet article ne nous ait pas destiné qu’à nous, patientes, mais à toutes les femmes qui viennent d’apprendre ou qui apprendront bientôt qu’elles sont atteintes d’un cancer du sein.

Respirez !

J’ai appris que j’avais un cancer du sein en décembre 2019. J’avais 47 ans et j’étais en bonne santé, heureuse et au summum de ma carrière. Juste au moment où je venais de dire à mon mari, avec qui j’étais mariée depuis 25 ans, que la vie est merveilleuse, notre vie s’est arrêtée : « vous avez un cancer du sein ».

La sensibilisation au cancer du sein va au-delà du ruban rose

La sensibilisation au cancer du sein va au-delà du ruban rose. Voilà, c’est dit! C’est plus que de dire que le cancer du sein existe. Tout le monde sait que ce cancer existe et pratiquement tout le monde connaît quelqu’un qui en a été atteint. Et pourtant, on entend encore des patientes dire « si j’avais su ».

Ma poitrine... Mes seins!

On peut dire que je pense beaucoup à ma poitrine. Oh, j’ai écrit « poitrine ». Pas seins, totons, tétés, nichons ni même boules. C’est ça d’avoir eu un cancer du sein. Je ne parle plus en termes de « seins », mais de « poitrine ».

Apprendre que l’on a un cancer du sein pendant une pandémie

Je m’appelle Katharina. J’ai appris que j’étais atteinte d’un cancer du sein de stade 2a en mars 2020, juste au début de la pandémie. J’avais 25 ans. J’ai dû faire les examens et aller aux traitements toute seule, sans personne pour me soutenir.

Ressentir et se libérer de la peur d’un cancer secondaire

Cela vous arrive-t-il de penser que vous avez une autre tumeur? Je ne parle pas d’une récidive du cancer, mais d’une autre tumeur? Si c’est le cas, est-ce que ces pensées surviennent brusquement, à certains moments, comme lorsque vous ressentez une douleur à l’épaule ou sur le côté, ou lorsque vous prenez une grande inspiration et que vous ressentez une douleur vive au moment d’expirer? Dans ces moments-là, est-ce que vous vous dites « mince, j’ai une tumeur »! Puis, vous essayez de vous raisonner et de sortir de ce mode de pensée paranoïaque? Moi, ça m’arrive.

Le choix de notre système de soutien nous appartient

J’ai perdu ma chatte, Trixie-Belle. Elle est morte l’année dernière, une semaine avant les vacances d’hiver, d’un carcinome épidermoïde, un type très agressif du cancer de la bouche. Mon vétérinaire n’a rien pu faire pour la sauver. Un matin, elle s’est réveillée avec une tache sur le palais, puis après avoir réalisé toutes les analyses possibles et inimaginables et pris un traitement médicamenteux, elle s’en est allée.

Rester calme et forte : trois façons de se motiver, de rester inspirée et de s’outiller pour optimiser sa santé

Ça vous dit quelque chose?

Au début : Se lever, trouver une grosseur, se sentir désemparée, paniquer intérieurement, aller voir son médecin, aller voir un spécialiste, faire une mammographie, aller voir un oncologue, faire une échographie, faire une IRM, faire une biopsie, refaire le tout plusieurs fois, apprendre qu’on a un cancer du sein, être en état de choc, rentrer chez soi, faire un plan, se mettre au lit et ne pas réussir à dormir.

Trois choses à prendre en compte si vous envisagez d’arrêter le tamoxifène

Si vous avez un cancer du sein, vous avez sûrement déjà entendu parler du tamoxifène. Je me rappelle la première fois où mon oncologue m’a parlé de ce médicament qui relève de l’hormonothérapie. C’était pendant l’un de mes contrôles hebdomadaires, lors de mes séances quotidiennes de radiothérapie. Il m’a expliqué qu’à cause du fait que les cellules cancéreuses trouvées dans mon sein droit présentaient 95 % de récepteurs pour l’œstrogène et la progestérone, les hormones produites naturellement dans mon corps pouvaient se fixer aux cellules cancéreuses et les aider à se développer. Bien entendu, j’ai accepté de prendre ce médicament sans aucune hésitation.