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La voix des personnes atteintes d'un cancer du sein

Pour mieux comprendre vos options chirurgicales

Guide sur les interventions chirurgicales

Reconstruction autologue

Ce type de reconstruction fait appel à vos tissus. Les seins qui en résultent s’avèrent donc plus souples et plus semblables au toucher à un sein naturel que ceux reconstruits avec des implants. Parce que les seins ainsi reformés le sont à partir de tissus vivants et que rien d’autre n’est utilisé, aucune autre intervention chirurgicale ultérieure n’est nécessaire. Vous pourriez devoir subir d’autres opérations pour corriger la taille ou la forme d’un sein reconstruit, si vous le désirez. Il est important de spécifier que puisque les tissus utilisés proviennent d’une autre partie de votre corps, vous aurez une cicatrice additionnelle là où le lambeau a été prélevé. Bon nombre de zones donneuses sont situées à des endroits souvent dissimulés par les vêtements.

Types de reconstruction autologue

  • Lambeau perforant AEIP (Lambeau perforant de l’artère épigastrique inférieure profonde ou DIEP en anglais)

    « J’ai subi une reconstruction par lambeau perforant AEIP qui ne touchait pas à mes muscles, mais qui incluait une abdominoplastie et la fabrication d’un nouveau nombril. J’ai également dû me soumettre à une opération de suivi pour réduire la taille de mon sein naturel d’une part et pour contrer les effets de la gravité d’autre part. Je crois que tout est effectué au cours d’une seule intervention maintenant. Cela signifiait pour moi un voyage de plus à Winnipeg. Après ma guérison, j’ai dû y retourner pour la reconstruction d’un mamelon, puis de nouveau pour le tatouage d’une aréole. J’ai principalement rencontré deux grands défis : les allers-retours et des difficultés d’ordre mental. Lorsqu’on entreprend ces démarches, on doit se rendre jusqu’au bout et parfois on se demande pourquoi on a commencé.

    Je suis généralement satisfaite du résultat. Ça ne ressemble pas à mon sein naturel, mais je suis la seule à le savoir. Personne ne peut le deviner lorsque je suis en soutien-gorge, en maillot ou quand je porte des vêtements. Je suis contente de m’être débarrassée des prothèses.

    Je n’ai pas développé la moindre complication et tous les fournisseurs de soins m’ont traitée avec respect. »
    ~Sheila~

    • De la graisse et de la peau en surplus sous le nombril sont déplacées jusqu’à la région mammaire.
    • N’utilise pas de muscle pour reconstruire le sein ; seulement du gras.
    • Un muscle peut devoir être coupé pour déterminer quel vaisseau sanguin irrigue le lambeau et pour le déplacer vers la poitrine.
    • La force musculaire au niveau du tronc demeure intacte.
    • Convalescence plus rapide puisqu’aucun muscle n’est déplacé.
    • Les chirurgiens doivent avoir de l’expérience en microchirurgie.
    • Ne constitue habituellement pas une option pour les femmes sans surplus de gras abdominal.
    • Ne constitue habituellement pas une option si vous avez précédemment subi certaines interventions chirurgicales abdominales.
    • Ne constitue pas une bonne option si vous êtes très mince ou en surpoids accru puisque les chirurgiens constatent typiquement plus de complications chez les femmes dans l’une ou l’autre de ces situations.
    • Type de reconstruction autologue le plus fréquent puisque le ventre constitue le meilleur site donneur.
  • Lambeau perforant de l’artère glutéale supérieure (SGAP en anglais)
    • De la peau et de la graisse du haut de la fesse sont déplacées sur la poitrine.
    • Aucun prélèvement de muscle. Les muscles fessiers demeurent donc intacts.
    • Aucun prélèvement de gras du bas de la fesse ou du haut de la cuisse, ce qui réduit l’inconfort à long terme en position assise et élimine le risque de dégradation des tissus.
    • Les chirurgiens doivent posséder une expertise en microchirurgie.
    • Petite incision.
    • Cicatrice présente dans le haut de la fesse, mais elle est habituellement cachée par un sous-vêtement ou un maillot.
    • Bonne option si le recours à du tissu abdominal n’est pas possible.
  • Lambeau perforant de l’artère glutéale inférieure (IGAP en anglais)

    « J’étais jeune et j’avais l’impression que la reconstruction était la bonne chose à faire. Aujourd’hui, je ne ferais pas le même choix. J’ai subi une reconstruction par lambeau perforant de l’artère glutéale inférieure, mais je crois que la convalescence aurait été plus courte si j’avais opté pour un implant. Si j’avais su ce que je sais maintenant, mon rétablissement aurait été plus simple. N’avoir qu’une seule zone opérée aurait été plus facile et plus rapide pour mon corps. Étant donné que le lambeau a été prélevé dans le bas de ma fesse, j’ai été incapable de m’asseoir pendant près de quatre semaines. Cela a compliqué mes activités quotidiennes. Par exemple, m’asseoir sur la toilette ou manger à table s’avérait impossible.

    J’ai dû me présenter à quelques rendez-vous après l’intervention chirurgicale. Ma chimiothérapie à venir les rendait nécessaires. Monter dans la voiture constituait un défi. M’installer sur les appareils de scanographie et en redescendre était également difficile. La plupart des techniciens ne connaissaient pas le type de chirurgie que j’avais subi. Mon mari devait absolument être présent pour m’aider à monter sur les tables de radiologie. Je ne faisais confiance à personne d’autre à ce moment.

    Aussi, j’avais deux enfants de 10 et 12 ans à la maison. Je suis restée couchée pendant quatre semaines et ma mobilité était réduite. Ils étaient habitués à me voir debout et au gymnase. Je ne pouvais pas accomplir beaucoup de tâches dans la maison et cela a rendu ma maladie plus visible. Ma famille en a subi les conséquences. J’ai l’impression qu’opter pour un implant aurait accéléré mon rétablissement et diminué le nombre de cicatrices sur mon corps. »
    ~Tara~

    • De la peau et de la graisse sont prélevées dans la portion inférieure de la fesse.
    • Moins souhaitable que le lambeau perforant de l’artère glutéale supérieure parce que le bas des fesses supporte le poids du corps en position assise. S’asseoir pourrait devenir inconfortable, surtout durant la convalescence.
    • Aucun muscle n’est prélevé.
    • Cicatrice dans le repli de la fesse, ce qui la rend invisible la plupart du temps.
    • Peut réduire la taille de vos fesses et les raffermir, mais leur forme naturelle pourrait ne plus être la même.
    • Intervention moins pratiquée à cause du risque plus élevé de complications au site donneur.
  • Lambeau de grand droit abdominal (TRAM en anglais)
    • Les muscles, le gras et la peau du bas de l’abdomen sont utilisés.
    • Puisqu’il y a prélèvement d’un muscle, la convalescence s’avère plus longue et il peut y avoir une perte de force de la paroi abdominale.
    • La reconstruction par TRAM libre nécessite habituellement un prélèvement de muscle moindre que sa version pédiculée.
    • Ne constitue pas un bon choix si vous ne possédez pas de surplus adipeux abdominal ou si vous avez déjà subi de nombreuses interventions chirurgicales abdominales.

    «Après une mastectomie du sein droit, j’ai subi une reconstruction par lambeau de grand droit abdominal. Des séromes se sont formés à l’endroit du prélèvement et j’ai dû les faire drainer mensuellement pendant six mois. Après trois mois, ils ont tenté d’installer un nouveau drain, mais cela s’est infecté presque immédiatement et j’ai pris des antibiotiques pendant deux semaines. Puis, trois mois plus tard, j’ai été hospitalisée. Ils ont ouvert le site donneur pour découvrir que mon abdomen était un gâchis. La plaque en maille souple utilisée pour renforcer ma paroi abdominale ne s’était pas bien intégrée aux tissus environnants et il s’était brisé en fragments qui ont dû tous être enlevés pendant une longue intervention.

    Une fois mon ventre cicatrisé et le problème de paroi abdominale réglé, tout s’est bien déroulé. Mon sein gauche, qui a fait l’objet d’un redrapage et d’une réduction, a très bien guéri et a une apparence fantastique. Le sein reconstruit a lui aussi bien guéri. Les deux seins se ressemblent et paraissent naturels. Mon mamelon a été reconstruit selon la technique “d’origami”. Il a perdu son volume après un an. J’ai ensuite demandé à un plasticien de le remplir avec du Restylane. Ça a fonctionné pendant quelques années après lesquelles mon mamelon est redevenu plat. J’en étais rendue au point où je ne voulais plus vraiment subir d’opérations et je ne m’en faisais plus si j’étais “sur les hautes” que d’un seul côté comme le disait mon mari. J’ai trouvé un cache-mamelon dans une boutique de lingerie et le tour est joué lorsque je porte des chandails légers.

    Outre les effets secondaires causés par la plaque abdominale de renforcement, je dirais que mon problème le plus déconcertant a été la perte de sensations sur tout mon tronc. C’est très difficile émotivement de se rendre compte que notre torse qui était auparavant sensible au toucher est devenu complètement engourdi. Je ne percevais des sensations que dans un sein. Mon sein droit et le reste de mon tronc jusqu’au pubis me semblaient morts. Cela peut paraître brutal, mais il m’a fallu un certain temps pour ne plus être peinée par cette perte de sensation qui a assurément une incidence sur la vie sexuelle. Lorsque vous passez votre propre main sur votre ventre et que vous ne savez pas où elle se trouve à moins de regarder… c’est dur. Il a fallu des années avant que je ne perçoive à nouveau une sensation dans cette région même si l’on m’avait dit que ça pouvait prendre aussi peu que cinq ans. Cela fait maintenant douze ans que j’ai subi mon opération et j’ai retrouvé ma sensibilité sur le torse presque partout sauf pour une zone de quatre pouces de circonférence autour de mon nombril. Bien sûr, je n’ai pas de sensations dans mon sein reconstruit, bien que ce soit le cas pour certaines femmes.

    J’ai été très heureuse de me réveiller après l’opération avec deux seins pareils, plus petits et remontés pour leur redonner un air de jeunesse. J’avais également un ventre plat et ferme. Même si je n’étais pas en surpoids, mon ventre avait conservé quelques traces de ma grossesse. C’était vraiment génial de porter des jeans serrés et des t-shirts moulants après toutes ces années. Si je pouvais promettre à une femme qu’elle n’aurait pas les problèmes de séromes que j’ai eus, je lui recommanderais vivement une reconstruction immédiate. Je me sentais en fait très sexy du point de vue de l’apparence, même si j’ai perdu toute sensibilité dans un sein. J’ai aussi aimé que mes propres tissus servent à reconstruire mon sein. Au toucher, il ressemble à un “vrai” sein avec du tissu mammaire. Il bouge comme l’autre et si je perds du poids, mes seins rapetissent et si j’en prends, mes seins grossissent également. Ils ont l’air très naturels.

    Je pense qu’il est très important de savoir qu’une zone érogène entière qui va du cou au pubis demeurera insensible pendant des années, surtout si vous aimez sentir votre main ou celle de votre partenaire. Je crois qu’il existe des interventions chirurgicales plus perfectionnées pour les femmes qui doivent subir une mastectomie et qui souhaitent obtenir une reconstruction qui ne requiert pas le sectionnement de tant de nerfs dans votre abdomen. Je préfère utiliser mes propres tissus au lieu d’avoir un corps étranger en moi, mais je considère que la perte de sensation au torse s’avère un gros prix à payer pendant des années. »
    ~Colleen~

  • Lambeau de grand dorsal
    Kim

    « Après avoir discuté des différentes options qui s’offraient à moi avec mon plasticien, j’ai pris une décision éclairée en choisissant la reconstruction par lambeau de grand dorsal. J’avais déjà subi de la radiothérapie et ce traitement avait modifié l’élasticité de ma peau. J’avais aussi des antécédents d’infection après ma tumorectomie effectuée un an plus tôt. En optant pour ce type de reconstruction, je contribuais à minimiser le risque d’infection et je favorisais une meilleure élasticité de la peau et un résultat plus conforme à mes souhaits en utilisant du tissu sain de mon dos.

    J’étais reconnaissante d’avoir eu un chirurgien qui m’a expliqué en détail la procédure. J’ai également passé beaucoup de temps sur Internet à effectuer mes propres recherches pour connaître ce à quoi je devais m’attendre. J’ai aussi parlé à d’autres femmes qui avaient subi cette intervention et qui pouvaient me fournir des renseignements utiles sur leur expérience. Je crois qu’il est important de faire appel au plus grand nombre de ressources possible. Savoir à quoi s’en tenir contribue à rendre l’opération moins effrayante. Une chose à laquelle je ne m’attendais pas était la perte considérable de sensations dans mon dos, là où de la peau et du tissu avaient été prélevés. Même si j’ai retrouvé un peu de sensibilité, il y existera toujours une perte de sensations qui s’avère parfois troublante.

    Étais-je satisfaite du résultat de manière générale ? Oui et non. Alors que mon sein droit (celui touché par le cancer) paraissait plus naturel que prévu en apparence et au toucher, mon côté gauche faisait des siennes. J’avais des trous et des renfoncements tout au long du sein et une section de peau molle en dessous qui n’ont pas disparu avec l’expansion tissulaire. J’ai appris que la reconstruction mammaire n’est jamais parfaite et qu’il faut parfois du temps (et beaucoup de patience) pour obtenir les résultats désirés.

    Je juge qu’il est très important d’être préparée avant de se soumettre à une telle opération. La période de convalescence s’avère considérable et il est difficile de vaquer aux activités quotidiennes pendant au moins quelques semaines. Avoir un bon système de soutien en place est primordial pour vous aider à faire le souper, à aller promener le chien, à conduire les enfants à l’école et à nettoyer la maison par exemple. J’avais des repas cuisinés d’avance et des objets pour assurer mon confort pendant mon rétablissement comme un sac pour garder les multiples drains au même endroit, un oreiller à placer sous chaque bras dans le lit ou lorsque je me reposais sur le divan et un coussin de ceinture de sécurité pour la voiture. »
    ~Kim~

    Susan

    « Il serait bon pour les autres femmes de savoir que leur dos pourrait être engourdi pendant longtemps. Je dis toujours que le dos donne l’impression d’être une planche de bois. Il peut falloir quelques années pour que la sensibilité revienne. S’il en subsiste un peu dans la zone touchée, elle devrait revenir en totalité éventuellement. Cette opération paraît très intimidante, mais j’ai trouvé que s’en remettre est assez facile. Elle n’a pas non plus limité mes mouvements.

    Il faut également savoir qu’il y a un petit risque de souffrir de contracture capsulaire, comme c’est le cas avec tout implant permanent. Cela vient de m’arriver et j’ai subi une intervention pour changer l’implant en janvier. La reconstruction mammaire peut signifier une seule opération tout comme elle peut nécessiter plusieurs interventions au fil du temps. Cependant, toutes celles que je connais sont contentes de l’avoir choisie, moi y compris. J’ai rencontré de nombreuses femmes qui auraient souhaité procéder à une reconstruction ou qui auraient aimé qu’une reconstruction leur soit proposée ; elle vous aide à vous sentir à nouveau normale.

    Chaque femme devrait être informée, au moment de son diagnostic, de tous les choix de traitements. J’ai reçu les meilleurs soins possible et toutes les options m’ont été offertes. Ma mission est d’aider toutes les femmes qui n’ont pas été aussi chanceuses que moi. J’ai été très satisfaite des résultats. »
    ~Susan~

    Cheryl

    « Cela fait un peu plus d’un an que j’ai des implants et honnêtement, je ne les aime pas. J’ai l’impression qu’ils sont comme des corps étrangers à l’intérieur de moi. Le côté où le cancer a été enlevé devient plus problématique lorsque j’exécute certains mouvements. Je m’apprêtais à retourner voir le chirurgien pour lui faire savoir, mais une scintigraphie osseuse effectuée le mois dernier a permis de détecter une inflammation du cartilage de la poitrine et des côtes du côté droit due à des fractures costales antérieures.

    Le plasticien a inséré les expanseurs tissulaires immédiatement après ma double mastectomie. Toutes les trois semaines, je devais le rencontrer pour qu’il injecte un liquide dans mes prothèses d’expansion. L’opération a eu lieu le 23 juin et en novembre, j’ai eu mon dernier remplissage. Je me suis retrouvée, souffrante, à l’urgence quelques jours plus tard. Il semblerait que la dernière injection s’est avérée de trop pour moi et cela appuyait sur mon diaphragme. Quelques jours plus tard, le chirurgien a drainé le liquide d’un côté et le soulagement a été instantané.

    Nous sommes donc passés au plan B, c’est-à-dire la reconstruction par lambeau au cours de laquelle une section de peau et de tissus d’environ 9 pouces dans mon dos était ramenée à l’avant. Mon dos n’a plus jamais été le même. Mes seins ont une belle apparence, mais il y a beaucoup d’engourdissement à l’avant comme à l’arrière. On m’avait avertie que ce serait le cas. La reconstruction par lambeau affecte de nombreux nerfs et je me retrouve avec ce qui me semble un bloc de bois dans le dos. Une chose qui ne devrait pas être là. L’amplitude de mes mouvements n’est plus la même non plus. Je pense que cela est dû au tissu cicatriciel.

    Je suis satisfaite de l’apparence des implants et j’ai maintenant des seins qui remplissent parfaitement un bonnet de taille C. Je n’ai pas besoin de porter un soutien-gorge, alors de bonnes choses découlent de cela.

    J’aimerais que les autres femmes sachent qu’elles doivent s’attendre à avoir des sensations bizarres avec les implants. Ils donnent la curieuse impression que quelque chose repose juste là, sur votre poitrine. Ce n’est que lorsque je me suis fait tatouer des mamelons que je me suis sentie à nouveau entière et à moitié normale. Je demeure aussi très gênée devant mon mari. Je me cache encore de lui. Je me sens anormale. Je suppose que les cicatrices, les implants et les faux mamelons en sont responsables. Par contre, je parais bien dans un miroir. »~Cheryl~

    Corinne

    « J’ai subi une reconstruction par lambeau du grand dorsal. Du tissu musculaire du dos est prélevé et déplacé jusqu’à la poitrine. Des expanseurs tissulaires ont été insérés et pendant six mois, toutes les deux semaines, je recevais des injections de solution saline pour étirer la peau. Le plus gros défi a été la convalescence après la première intervention chirurgicale. On ne m’avait pas bien informée du fait qu’il s’agissait d’une opération difficile. Elle a été plus éprouvante que prévu et la période de convalescence s’est avérée plus longue qu’anticipé. Je recommande d’attendre une année complète après la mastectomie avant d’entreprendre la reconstruction pour que vous soyez certaine d’être prête, mentalement et physiquement.

    On m’a encouragée à procéder à l’opération plus tôt puisqu’il venait d’y avoir des annulations à l’hôpital avant le temps des fêtes. C’était une mauvaise idée. Je ne me suis pas sentie assez bien pour profiter de Noël cette année-là. Le temps de guérison a aussi été grandement sous-évalué par le chirurgien. J’ai trouvé que les premières injections de solution saline ont été très douloureuses. Elles sont devenues plus supportables au fil du temps et la quantité injectée a diminué.

    J’étais satisfaite des résultats. Le chirurgien a effectué un excellent travail. J’ai attendu quelques années et je suis désormais prête à subir les dernières interventions : la reconstruction des mamelons et le tatouage des aréoles. J’étais physiquement fatiguée après le retrait des expanseurs tissulaires et l’insertion des implants. J’ai trouvé cela difficile et je suis maintenant soulagée que ce soit fini. Parfois, j’ai l’impression que l’opération s’est avérée plus pénible que les traitements contre le cancer.

    Mon conseil serait d’effectuer vos propres recherches et d’opter pour la meilleure solution pour votre morphologie. Ayez en votre possession quelques vêtements avec des pochettes cousues à l’intérieur (de nombreux chandails de sport ou à capuchon en ont). Ils ont été salutaires pour transporter les drains installés dans les incisions. »
    ~Corinne~

    • Utilise le muscle du grand dorsal situé dans le haut de votre dos.
    • Le muscle et le gras de cette région sont prélevés.
    • Le lambeau est déplacé sous votre peau de manière à demeurer connecté aux vaisseaux sanguins du dos.
    • Le muscle prélevé est d’une grosseur considérable.
    • Peut s’avérer un choix approprié chez les femmes pour qui le lambeau AEIP, le lambeau perforant de l’artère épigastrique inférieure superficielle et le lambeau TRAM ne constituent pas de bonnes options.
    • Indiqué lorsque le sein à reconstruire est de petite ou de moyenne taille.
    • La perte de force musculaire dans le dos peut rendre le soulèvement d’objets ou les torsions plus difficiles.
    • Souvent, ce type de lambeau requiert également l’utilisation d’un implant.
    • Parce que le muscle s’avère plus dur et plus ferme, le sein reconstruit pourrait l’être également.
  • Lambeau libre perforant de l’artère profonde (PAP)
    • Utilise la peau et le gras de l’intérieur et du haut de la cuisse.
    • Aucun muscle n’est prélevé du site donneur.
    • Peut être une option pour les femmes pour qui le AEIP ou les autres lambeaux abdominaux ne sont pas indiqués.
    • Les chirurgiens doivent maîtriser la microchirurgie.
    • Option pour la reconstruction des poitrines de petite ou de moyenne taille.
  • Lambeau perforant de l’artère lombaire (LAP en anglais)
    • Utilise la peau et le gras du bas du dos et du haut des fesses (les « poignées d’amour »).
    • Aucun muscle n’est prélevé du site donneur.
    • Il s’agit du lambeau le plus facile à façonner grâce à la qualité du tissu graisseux de cette partie du corps.
    • Peut être une option pour les femmes pour qui le AEIP ou les autres lambeaux abdominaux ne sont pas indiqués.
    • Les chirurgiens doivent maîtriser la microchirurgie.
  • Lambeau de l’artère épigastrique inférieure superficielle (SIEA en anglais)
    • Utilise le tissu graisseux du bas de l’abdomen.
    • Se distingue du lambeau AEIP par la section de vaisseaux sanguins prélevée.
    • Le lambeau SIEA ne requiert pas une petite incision dans la couche de tissus recouvrant les muscles abdominaux, contrairement au lambeau AEIP.
    • La décision d’opter pour une reconstruction par lambeau AEIP ou SIEA dépend de l’état des vaisseaux sanguins de chacun des lambeaux.
    • Aucun muscle n’est prélevé.
    • Aucune perte de force de la paroi abdominale.